mardi 10 janvier 2012

Anus horribilis

« J’ai connu ma première sodomie arbitrale contre Clermont, en demi-finales, en 2009. Je viens de connaître ma deuxième ce soir ».

Mourad Boudjellal, président du RC Toulon, amer sur les conditions de sa défaite face à Clermont (19-25). Var Matin, 8 janvier 2012

lundi 9 janvier 2012

Jonah Lomu, le surhomme

« Lors d’un match avec Canterbury, on affrontait Wellington, où jouait Jonah Lomu. Un monstre. Il me paraissait immense… Je le voyais de puis des années à la télé. A l’époque, c’était une terreur. Sur une action, il a foncé droit sur moi. J’ai regardé mes coéquipiers pour puiser de la force. Je l’ai plaqué, il m’a traîné sur plusieurs mètres, mais j’étais heureux, parce qu’affronter Lomu ça signifiait que je jouais au meilleur niveau. »
Dan Carter. L’Equipe magazine, 10 septembre 2011

« J’en ai croisé du monde pendant mes treize saisons internationales, mais Jonah Lomu est un cas, un spécimen, une exception et même une « exception exceptionnelle ». Impossible de l’oublier quand tu as croisé son chemin sur un terrain : il éparpillait les autres, il est au-delà du souvenir. J’ai une photo chez moi. Je suis pendu à lui, j’ai une jambe qui part au-dessus de sa tête… Je me souviens très bien de ce que j’ai pensé pendant toute l’action. Je me disais : « c’est un acte d’héroïsme. Si je le fais, si j’y parviens, je suis un héros. » Je m’étais jeté sur lui, il m’emmenait quand Peter de Villiers et Olivier Brouzet ont surgi et, à nous trois, on a fini par le faire tomber. Moi, je m’étais accroché comme un drapeau. »
Fabien Galthié. L’Equipe magazine, 10 septembre 2011

samedi 7 janvier 2012

Petitement burné

« Les joueurs ont des petites couilles. Si dans mon entreprise j’ai onze gars comme ça, je mets la clef sous la porte. »

Louis Nicollin. L’Equipe,17 décembre 1998

jeudi 5 janvier 2012

La passion Fouroux

« J’ai toujours vouvoyé Jacques, jusqu’à employer des expressions sans utiliser le « vous » ou le « tu ». Jacques Fouroux nous a fait vivre notre passion dans l’excès. Il avait une capacité exceptionnelle à gérer l’instant, un peu moins à structurer un projet. C’était déroutant, mais c’était vivant. Il était capable d’aller chercher en nous ce que nous ne soupçonnions même pas. Un jour en Argentine, Jean-Pierre Garuet s’était fait une déchirure. Jacques :
« Garuche, alors ? »
« Je peux pas marcher… »
« Alors cours ! »
Et Garuet s’est mis à courir. Jacques était un magicien des mots. (…) Personne ne l’a égalé, et on ne l’égalera jamais. Jacques était un vrai généreux. Il bossait et il a ouvert le monde de l’entreprise à notre génération. C’est grâce à lui qu’on a quitté le bistrot, l’emploi à la ville, le magasin de sport. Il nous a ouverts au monde. »
Pierre Berbizier au sujet de Jacques Fouroux. L’Equipe Magazine, 27 août 2011

mercredi 4 janvier 2012

Radiographie d'un footballeur moderne

« Ce n’est plus comme avant, les joueurs se foutent des clubs, ils vont là où il y a de l’argent à prendre. Mais bon, à Montpellier on n’a pas trop à se plaindre. Ceux qui sont partis à l’étranger, ils sont où maintenant ? De vraies crêpes Suzette, j’ai même oublié leurs noms. »
Louis Nicollin. président de Montpellier. L’Equipe, 1er septembre 2008

« Les joueurs sont entrés dans l'ère de la communication lointaine via le Net ou le téléphone, mais ils ne se parlent plus. Je vois des joueurs chez moi, qui, à peine rentrés au vestiaire, vont consulter leurs SMS et n'évoquent même pas le match. »
Arsène Wenger. L'Equipe Magazine, 10 juillet 2010

mardi 3 janvier 2012

Le blues de la joueuse de tennis

« Je n'ai jamais aimé faire du sport et je n'ai jamais compris comment je suis devenue une athlète (…) Je n'aime pas m'entraîner, je n'aime pas le travail physique. Si c'est une activité qui demande à être assise ou qui inclut du shopping, je suis en revanche excellente (…) Je n'ai pas un amour fou du tennis en ce moment mais je suis là. »

Serena Williams. Conférence de presse du tournoi de Brisbane, 3 janvier 2012