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jeudi 8 juillet 2010

Coach Raymond

« S'il y a eu fiasco, il y a des raisons. Et pour moi il ne faut pas se voiler la face: elles viennent de l'entraîneur... On a atteint un ras-le-bol. Il y avait des années de frustration. Le vrai problème, c'est le sélectionneur. C'est un constat. Je n'ai pas été bon, on n'a pas été bons. Mais le coach n'a pas été bon non plus... Domenech nous a martelé "Mettez votre ego de côté". Mais je pense que lui a oublié de le faire... Domenech n'était pas ouvert. Beaucoup de joueurs ne pouvaient pas parler avec lui. C'était mon cas. Il dit qu'il nous écoute, qu'il y a un dialogue, mais à la fin il prend toujours sa décision seul. »
William Gallas. Les Inrockuptibles, 8 juillet 2010

Raymond la com'

« La provoc pour la provoc, ça ne sert à rien. C’est ma directrice de communication, Estelle, qui m’a aidé à progresser dans ce sens. J’en ai terminé avec les trucs d’ado attardé et le manque de respect. Aujourd’hui, j’estime qu’on peut faire passer des idées en échangeant avec les autres. »
Paris Match, 5 août 2004
« (…) A titre personnel, j’ai failli dans ma communication. Ma manière de fonctionner, mon air ironique donnent le sentiment que je me moque des gens : c’est faux. C’est une forme de paravent pour protéger les joueurs. Je reconnais des interventions qui n’étaient pas opportunes ou utiles. »

Raymond Domenech. Procès-verbal intérieur du conseil fédéral du 3 juillet 2008 dans lequel le sélectionneur de l'équipe de France reconnaît son échec lors de l'Euro 2008.

« Le vrai problème de Domenech, c’est sa façon de communiquer. […] Son travail de fond est-il mauvais ? Je ne pense pas. Tant dans l’approche que dans l’analyse des matches. L’image que les gens ont de lui ne colle pas toujours à la réalité. »
Lilian Thuram. L’équipe Magazine, 6 décembre 2008

« Je suis content d'une seule chose. Je peux vous le dire, je suis vraiment heureux d'un truc : c'est que les lois d'exception et de la guillotine n'existent plus. Sinon, j'en vois quelques-uns, ici, qui se feraient un malin plaisir de m'envoyer sur l'échaffaud. Mais bon, je n'ai tué personne. Peut-être que j'aurais été mieux servi, si j'avais tué quelqu'un... »
Raymond Domenech. Conférence de presse d'avant France-Serbie, 9 septembre 2008

« [Raymond Domenech] a parfois un sens de l’humour que je regarde avec intérêt, pour parler de manière diplomatique. Mais ce n’est pas très grave. »
Roselyne Bachelot. JDD, 13 juin 2010

dimanche 13 septembre 2009

Raymond le voyou

« Joueur, j’étais un fou furieux, vicieux. On me surnommait parfois Raymond le Voyou, mais à l’époque on appelait ça du tempérament, et il n’y avait personne pour me discipliner. Aujourd’hui, je ne terminerais pas un match. Ca ne veut pas dire que j’avais raison. Il faut s’imposer, mais dans l’esprit du jeu, c’est ça l’essentiel. »
Libération, 13 mars 1996

« C'est vrai, je ne suis pas un tendre. Mais des défenseurs gentils, je n'en connais pas beaucoup. certes, il m'est arrivé de commettre des fautes spectaculaires. j'ai parfois tiré le maillot de mon adversaire. J'ai même taclé d'une manière un peu virile. je n'ai jamais cassé de jambe. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde [...]Plus le public m'insulte, mieux cela vaut. Au fond, j'aime que l'on me traite d'assassin! Cela prouve au moins que les spectateurs pensent à moi. S'il y a une chose que que je n'aimerais pas, c'est de passer inaperçu. »
France-Soir, 3 avril 1979

mardi 13 janvier 2009

Le comédien

« Mon premier monologue m’a laissé le souvenir de dix minutes de marathon. J’avais eu l’impression de tout dire. Je me suis aperçu que je n’avais rien fait car les joueurs n’avaient pas écouté ou, plutôt, pas entendu. Je sais aujourd’hui qu’il vaut mieux ne pas tout dire, prendre son temps. On peut encore parler dans le car, dans les vestiaires. Mieux vaut laisser des blancs, comme au théâtre, pour permettre la réplique. Le plus dur, c’est le monologue. Les entraineurs ne font que cela. Je recherche le dialogue. Au théâtre, la fin d’une phrase appelle une réplique. J’essaie de terminer des phrases . »
Libération, 25 janvier 1993

« J’ai des dérivatifs comme le théâtre. Mais franchement, ma vie, c’est le football. »
L’équipe, 27 mai 1993

« Chacun joue un rôle dans la vie et dans son métier. On se crée tous un personnage et on l’entretient, y compris les entraîneurs de football. Guy Roux, c’est le paysan naïf avec des oursins dans les poches, Arsène Wenger, c’est l’intello sérieux. Luis Fernandez, c’est l’exubérant… Moi je suis l’original touche-à-tout. J’ai pratiqué l’astrologie. »
Libération, 8 mars 1994
 

lundi 13 octobre 2008

Le mystique


« Je suis un peu givré mais ce n’est pas un problème. J’aime bien que ça bouge. Rien de pire que les habitudes. Le thème astrologique des joueurs, c’est plus un passe-temps, pour confirmer mes observations. Je crois à l’astrologie. »
Le Journal du dimanche, 8 sept 1991

« L’astrologie m’apporte une sérénité. Quand on sait que l’on est tout petit dans l’univers, on relativise les choses. Elle m’a aussi apporté un regard sur le jeu. Un terrain, c’est l’univers. Quand un élément bouge, il fait bouger tous les autres, même s’il n’y a pas de relation directe. Tout est organisé. Quand il y a but, c’est que c’est désorganisé. L’objectif est donc de désorganiser l’adversaire. »
Libération, 8 mars 1994