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dimanche 9 juin 2013

La défaite sportive, c'est la vie



« Quand tu sauves un môme, tu te prends pour le Bon Dieu. En revanche, si l’un de tes patients meurt, tu prends une sacrée claque. En sport, tu peux accepter la défaite. A la limite, je dirai que c’est fait pour ça. Mais en médecine, c’est dur. Des fois, tu crois que tu as maîtrisé tous les paramètres et puis ça ne marche pas ».

Philippe Boisse, escrimeur et radiologue. L’équipe, 24 décembre 1983.

samedi 17 novembre 2012

Tic et toc



« Il faut être totalement monomaniaque, obsessionnel pour devenir sportif de haut niveau. »

Olivier Adam, écrivain. L’équipe magazine, 17 novembre 2012.

mercredi 29 février 2012

« Le sport consiste à déléguer au corps quelques-unes des vertus les plus fortes de l’âme. »
Jean Giraudoux

samedi 27 août 2011

Anthropologie

« Je suis persuadé que l’homme n’a pas forcément vocation à s’associer aux autres pour faire ce qu’il souhaite. Et la société a eu de plus en plus tendance à nous isoler, avec ses parcours et ses rétributions individuels, pour qu’on ne s’associe pas et parce que la gestion du pouvoir est plus facile. Mon métier, c’est l’inverse : comment additionner les compétences pour une performance collective. Et je ne vois pas comment tu peux associer les gens si tu ne te préoccupes pas d’eux. Alors, à partir du moment où tu as réfléchi à ce que l’autre est et que tu vas t’en servir pour faire passer ton message, il y a une forme de manipulation. Mais ce n’est pas pour baiser l’autre, ça ne serait pas viable pour moi. Je le fais dans son intérêt. »
Claude Onesta. L’Equipe magazine, 27 août 2011

samedi 30 juillet 2011

Valeurs guerrières


« Contrairement aux valeurs mises en avant par ceux qui le « markètent » pour le vendre, le sport ne peut être le partage, car la victoire ne se partage pas. Même un match nul est une défaite pour les deux parties. Le sport, ce n’est pas non plus la fraternité, car, en compétition, c’est toi ou c’est l’autre. C’est une guerre symbolique mais cela reste une guerre. »

Nicolas Lopez, sabreur. L’équipe magazine, 30 juillet 2011

samedi 12 juin 2010

No limit


« Le sport est le dispositif qui exporte et planétarise l'âme de l'Occident moderne : la haine de la limite. Il ne se contente pas d'exporter le goût de la consommation. Il ne se contente pas d'exporter la publicité jusque dans les zones les plus déshéritées. Il ne se contente pas d'exporter le spectacle télévisuel des affrontements sportifs. Il exporte notre âme, à nous Occidentaux modernes. »

Robert Redecker, Philosophe. Le Monde, 12 juin 2010

lundi 23 novembre 2009

Psychanalyse de l'exploit sportif chez la femme

"L'exploit a toujours une valeur initiatique. Vivre et ressentir des sensations que personne ne connaît permet de se distinguer des autres et de trouver sa propre identité. C'est la réalisation de ce fantasme-là: mesurer exactement qui l'on est. Aller là où personne ne nous attend donne également le sentiment d'exister vraiment. Courir "toujours plus loin" permet d'évacuer une angoisse de castration, d'une limitation imposée à notre propre puissance. Cette quête de sensations extrêmes provient souvent d'un manque corporel ou affectif - une naissance difficile, un accident, une rupture sentimentale ou parentale..."

Claire Carrier, psychiatre, psychanalyste et médecin du sport. Marie-Claire, 1er août 2005

dimanche 15 février 2009

Souffrir pour jouir

« L'épuisement du corps est une sublimation, un état de psychose, une mort symbolique. Le mental prend complètement possession du corps et la douleur n'est pas ressentie comme une limite. Ce n'est qu'au moment où l'on ne veut plus la supporter que l'on craque. Cela est proche de l'idéal du toxicomane. La recherche de l'extrême physique et psychologique permet de transgresser la conscience de sa réalité : on est dans l'effraction de sa normalité. »

Claire Carrier, psychiatre, psychanalyste et médecin du sport. Marie-Claire, 1er août 2005