vendredi 3 juin 2011

Match de légende

« Il y avait tout dans ce match. La manière dont il a tourné ; je gagne, puis je perds, puis je gagne finalement. La qualité de jeu, la ferveur du public, l’intensité des points… Et puis ce long tie-break (22 minutes) pour la première fois de l’histoire… Pour John comme pour moi, ce match a évidemment une place à part dans nos vies. On en a parlé des dizaines de fois avec John et il est clair que ce match a changé sa personnalité. Bien qu’il ait perdu, les gens le respectaient davantage après cette finale. Ca l’a donc changé en tant qu’homme et en tant que joueur. C’est LE match dont il se souviendra le plus, et toutes ses grandes victoires n’ont jamais égalé ce souvenir. On a tous les deux gagné énormément de respect dans le monde entier après cette finale. Ca a été un grand moment pour le tennis. »

Bjorn Borg, à propos de la finale qui l'a opposé à Wimbledon en 1980. L'équipe, 3 juin 2011.

mercredi 1 juin 2011

Jouissance stérile

« Les hooligans éjaculent leur colère dans les tribunes le samedi soir au lieu de s’occuper de leurs femmes. »

Jean-Pierre Mocky, cinéaste. Surface, juin-juillet 2011

dimanche 15 mai 2011

Unis dans la connerie

« Heureusement qu’il y avait des petits blancs dans le coup du bus. J’aime beaucoup Toulalan, c’est un super mec. S’il n’avait pas rédigé la lettre, qui aurait été stigmatisé? Les blacks et les musulmans, bien sûr ! D’ailleurs, pour beaucoup, Ribéry n’est plus blanc, il est musulman. Heureusement, mon gars Jérémy, le campagnard français bien élevé, a participé. Ce n’était donc pas une cabale de caïds de banlieue, mais une grosse connerie commise par des hommes de couleurs, de religions et d’origines sociales différentes. »

Jean-Alain Boumsong. L'Equipe magazine, 14 mai 2011

lundi 28 mars 2011

Un nombril entre deux yeux

« Je me suis lassé d’être José Mourinho socialement. Mais je l’assume parfaitement sur le plan professionnel. »
José Mourinho, entraîneur de football. L’équipe, 28 mars 2011

lundi 21 mars 2011

Jeannie et le système

« Les masses fédérales sont toujours lourdes à soulever. Regardez le cyclisme : nous avons une Fédé ringarde, des élus qui bloquent tout, un directeur technique national qui ne pense qu’aux professionnels et des pros dont la mentalité ne change pas. C’est la gangrène. Le milieu est tellement déprimant qu’en 1979, ma première année, je voulais arrêter le vélo ! »
Le sport, 1er octobre 1987

« Dans ce milieu obsolète, je dérange. Car c’est un milieu, parfois au mauvais sens du terme. Le cyclisme est un sport de passé parce qu’il est aux mains d’une majorité de gens du passé, qui ont surtout peur que l’on empiète sur leurs petites prérogatives, qui n’inventent rien, ont peur de tout et de tout le monde.»
L’Equipe, 17 décembre 1988
« Je suis une hors-la-loi. Je déteste les systèmes. On est trop, il y a de la pollution grave, on est dans une société Big Brother qui voit quand on prend son ticket au péage. J'ai perdu ma mère (en 2006), la famille se disloque, il y a des valeurs qui disparaissent. Je ne suis pas très optimiste pour l'avenir. Ca devient de plus en plus inhumain. C'est pour ça que je n'ai pas tellement envie de connaître la suite. Tout est contrôlé, il n'y a plus de place pour la spontanéité et la fantaisie. Ca va être terrible, terrible ».
L’Equipe, 10 août 2008
« Je n’obéissais pas aux ordres des entraîneurs de l’équipe de France, car mon mari et moi avions mis au point une méthode d’entraînement révolutionnaire qui les agaçait. »
La Croix, 22 janvier 2011


dimanche 20 mars 2011

Intelligence du jeu

« J’aimerais être aussi forte en tennis qu’en QI. »
Marion Bartoli, joueuse de tennis. L’équipe, 20 mars 2011