« La véritable gangrène qui infecte la vie de nos sociétés a pour nom le football ; et le stade est intrinsèquement le lieu où mijotent les futures explosions de violence parce que les lourdes rancoeurs politiques et sociales amassées s’associent intimement au football, sont orientées par lui s’exprimant dans des chaudrons tout équipés à les recevoir, à les capter et à les amplifier jusqu’à les faire déborder dans la ville les transformant en colonnes guerrières. »
Marc Perelman, Universitaire. Libération, 23 novembre 2009
"L'exploit a toujours une valeur initiatique. Vivre et ressentir des sensations que personne ne connaît permet de se distinguer des autres et de trouver sa propre identité. C'est la réalisation de ce fantasme-là: mesurer exactement qui l'on est. Aller là où personne ne nous attend donne également le sentiment d'exister vraiment. Courir "toujours plus loin" permet d'évacuer une angoisse de castration, d'une limitation imposée à notre propre puissance. Cette quête de sensations extrêmes provient souvent d'un manque corporel ou affectif - une naissance difficile, un accident, une rupture sentimentale ou parentale..."
Claire Carrier, psychiatre, psychanalyste et médecin du sport. Marie-Claire, 1er août 2005
« Les joueurs, ils font tout à l’envers. Ils s’achètent une Ferrari tout de suite alors que dans le meilleur des cas tu peux te l’offrir à cinquante ans. Et dans quelques années, ils rouleront peut-être en Clio. »
« Nous, les anciens, on redonne un peu de vie à ce foot au moins. Je suis content si vous pensez qu’on va un peu plus se marrer en Ligue 1 avec moi. Mais il va falloir que je fasse attention. Si je traite quelqu’un d’ « enculé », je vais avoir toutes les ligues anti-homophobes qui vont me tomber dessus. Tout est pris au premier degré. Mais qu’est-ce qui se passe en France ? On peut plus rien dire sans se faire ramasser. »
Louis Nicollin. L’équipe magazine, 18 juillet 2009
Fait du jour : A l’issue du match Montpellier-Auxerre, Louis Nicollin traite Benoît Pedretti de « petite tarlouze », déclenchant ainsi une tempête médiatique.
Epilogue : Le Conseil National de l’Ethique suspend le président Montpelliérain de toute fonction officielle pour quatre mois, dont deux avec sursis.
« Tarlouze ? Je ne connaissais même pas ce mot avant de le prononcer. C’est parce que je l’avais entendu dix fois dans le vestiaire que je l’ai répété au micro. Je n’ai rien contre les homos. Plus il y en a, plus il y a de gonzesses pour nous. »
« Avant c'était vachement plus chaleureux il y avait Sadoul à la Ligue et il y avait beaucoup moins d'hypocrisie, maintenant, dans le football, il y a un sacré paquet d'enculés.»
« Joueur, j’étais un fou furieux, vicieux. On me surnommait parfois Raymond le Voyou, mais à l’époque on appelait ça du tempérament, et il n’y avait personne pour me discipliner. Aujourd’hui, je ne terminerais pas un match. Ca ne veut pas dire que j’avais raison. Il faut s’imposer, mais dans l’esprit du jeu, c’est ça l’essentiel. »
Libération, 13 mars 1996
« C'est vrai, je ne suis pas un tendre. Mais des défenseurs gentils, je n'en connais pas beaucoup. certes, il m'est arrivé de commettre des fautes spectaculaires. j'ai parfois tiré le maillot de mon adversaire. J'ai même taclé d'une manière un peu virile. je n'ai jamais cassé de jambe. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde [...]Plus le public m'insulte, mieux cela vaut. Au fond, j'aime que l'on me traite d'assassin! Cela prouve au moins que les spectateurs pensent à moi. S'il y a une chose que que je n'aimerais pas, c'est de passer inaperçu. »