« J'ai été très choqué par les commentaires du match France-Roumanie. Thierry Roland avait du mal à prononcer le nom d'un arbitre de touche espagnol. Et quand il y est arrivé, Franck Leboeuf lui a dit : "A vos souhaits". C'était choquant, d'autant qu'il y avait des panneaux "non au racisme" partout. J'y vois un symbole du différentiel entre la propagande du football propre et sa réalité : Leboeuf, c'est le surgissement du refoulé du foot, sa laideur que veut masquer la com’. »
Robert Redeker, philosophe, Libération 30 juin 2008
« Pour moi, le meilleur joueur de tous les temps, c’est Pelé. Il réunissait toutes les qualités : physique, technique, tactique, intelligence. Il avait tout. »
« Aucun entraîneur n’a osé jusqu’à présent de parler du stress publiquement. C’est un peu honteux. Mais 90% des entraineurs qui arrêtent de leur propre chef stoppent à cause du stress (…) Depuis que je suis entraîneur, je le subis. C’est une vraie souffrance. Une souffrance morale forte, proche, même si c’est un peu blasphématoire de le dire, de la souffrance morale d’un deuil (…) Chez moi, ça commence à peu près quand je me lève le matin de la rencontre. L’après-midi est absolument insoutenable. Et l’heure qui précède le match… Pour moi, le bonheur commence au coup d’envoi. »
« Quand j’étais étudiant, j’ai eu une autre vie, une vie culturelle intense. Ma culture s’est arrêtée en 1962. De huit à vingt-cinq ans, j’ai lu un livre par semaine. Après un livre par an. J’étais un dingue de jazz. J’ai arrêté aussi. »