mardi 16 novembre 2010

Les perles de Rama Yade

Rama Yade, qui quitte son mandat de secrétaire d'Etat chargé au Sport, aura marqué les esprits par ses déclarations approximatives. Cherchez l'erreur.

« Les valeurs des droits de l’homme, elles sont aussi dans le sport. Songeons à Nelson Mandela portant le maillot des Springboks à la fin de l’apartheid ou l’Afro-Américain Jesse Owens brandissant son poing rebelle face aux nazis. »
L’Equipe, 24 juin 2009
« Attention à l’Uruguay. Je me souviens qu’on avait fait 0-0 contre eux, c’était en novembre 2008, à l’Euro. »
Juste après le tirage au sort de la coupe du monde 2010, décembre 2009

« Je n’oublie jamais que l’équipe de France a souvent eu du mal à se qualifier, comme en 1998, comme en 2006, et vous savez comment ça c’est terminé. Dans un cas championne du monde, dans l’autre cas finaliste de la coupe du monde. »
RTL, 11 juin 2010


lundi 11 octobre 2010

Bernie, renvoyé dans ses 22


« J’ai un nouveau job, un nouveau métier. S’il me plaît, j’y resterai, s’il ne me plaît pas, je ne le ferai plus. J’aurai toujours cette liberté et tant mieux ! »
Bernard Laporte, prenant ses fonctions de secrétaire d'Etat aux sports, 16 octobre 2007

« Etre secrétaire d’Etat, ce n’est pas une question que ça plaise ou pas. On remplit une fonction. Pas pour son plaisir, mais pour le bien des Français. »
Roselyne Bachelot, répondant aux déclarations de Bernard Laporte. France Inter, 16 octobre 2007

mardi 5 octobre 2010

Foot, miroir de notre société?

« Une société se lit bien dans son football. Pour gagner, il faut du mérite, de la chance, de la triche et un peu d'injustice. Et c'est sans doute pour tout cela que le football est la vraie vie. »

Christian Bromberger, ethnologue du sport. France 3, émission "Grain de philo", 9 mai 1998

dimanche 12 septembre 2010

Zidane et son coup de boule

« Zidane n'a pas raté son rendez-vous avec la grandeur. Il a raté la grandeur que tout le monde ambitionnait pour lui mais a réussi son échec d'une manière si éclatante qu'il l'a renversé en succès. "Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts", dit La Rochefoucauld. C'est pour cela que Zidane ne s'excuse pas. »
 
Ollivier Pourriol, philosophe. Libération, 8 mai 2010


« Zidane a mis un coup de boule mais cela veut dire beaucoup de choses. Il va faire une finale de Coupe du Monde comme il jouait en bas de son immeuble, gamin. Il tire son pénalty avec une pichenette, ce qui est plus fou pour moi que de mettre un coup de boule à Materazzi. Le football pour lui, c’est le plaisir du jeu. Il n’était pas dans la logique de l’exemple. Il n’a pas calculé. Mais attention, je n’encourage pas non plus à mettre des coups de boule. »

Eric Cantona. L’équipe magazine, 28 avril 2007

lundi 6 septembre 2010

Le footeux est un chasseur qui s'ignore


« Il n'y a pas d'autre jeu qui permette de retrouver de façon aussi nette nos vieilles sensations primaires des exploits de la chasse. Lorsqu'on aura complètement paralysé et tué le chasseur intérieur, on arrivera à la certitude qu'il n'y a rien de plus stupide au monde que les réactions des footballeurs après un but. Ce qu'on voit là frôle en effet l'obscénité. Comparée à ces étranges orgasmes de buteurs, offerts à un public payant, une actice de porno devrait se sentir honteuse. Mais dès qu'on abandonne cette idée de meurtre contre le chasseur intérieur et qu'on accepte la survivance des sentiments du chasseur archaïque, on comprend tout de suite ce qui se passe sur le gazon. C'est là que se rejoue la scène la plus ancienne de gratification humaine : atteindre par un objet balistique sa proie qui se défend de toutes ces forces. Je pense qu'à ce moment-là, il convient d'introduire le terme de deep play. Il désigne ces genres de jeux qui enthousiasment l'homme dans son entier. »

Peter Sloterdijk, philosophe. Le Point d'après Der Spiegel, 15 juin 2006

mercredi 28 juillet 2010

Le foot, un sport collectif

« On sait tous que, quand des équipes viennent la veille d'un match à Paris, tous les joueurs se barrent la nuit pour faire les cons. Moi, la veille d'une finale de coupe de France contre Monaco [en 1991], j'ai dit aux joueurs : "Vous bougez pas, j'amène le matos à l'hôtel". Je suis allé mettre du Tranxène dans la purée de Raymond Goethals. A 9 heures, il était couché. J'ai fait monter une gonzesse par chambre. Seuls deux ou trois joueurs n'ont pas voulu. Une heure après, je suis monté, et ils étaient tous dans la même chambre, ça s'est fini en partouze géante !(...) Le lendemain, on en a mis quatre à Monaco. »

Bernard Tapie. 93, Faubourg Saint-Honoré, 2004


« Le développement sexuel n'est pas facile dans un lieu collectif. Il est même mis en commun. Dès l'âge de 13 ans, les joueurs partagent vestiaires et douches. Aujourd'hui, on constate le développement des partouzes entre joueurs. »

Patrick Vassort, sociologue. Les Inrockuptibles, 27 juillet 2010